L’indice Boursier Régional iaelyon – Université Jean Moulin remonte de 13,97% en seulement deux mois !

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Après s’être effondré de 24,55% en 2018, il remonte de 13,97% en seulement deux mois !

L’indice régional iaelyon – Université Jean Moulin a inversé complétement la tendance, en retrouvant enfin la voie d’une forte reprise dès le mois de janvier (+10,66%), qui se poursuit encore en février (+2,99%). Bref c’est comme si l’indice boursier régional iaelyon – Université Jean Moulin avait en quelque sorte bénéficié d’une correction de 14% depuis décembre 2017, soit en quatorze mois, c’est-à-dire 10% de mieux que dans la seule année 2018 ! Pour leur part en deux mois le CAC 40 gagne 10,78%, le CAC Mid&Small progresse de 11,54%, et le CAC Small (petites capitalisations) de 8,72% ! L’indice Financier Européen IFE 15 affiche pour ces mêmes deux mois une hausse de 10,3% !

Comme on l’a noté la réduction du risque politique en Europe et dans le monde a généré des rebonds des marchés actions en début d’année, profitant aussi du risque commercial USA / Chine moindre. Il faudrait tout de même une amélioration durable de la visibilité, mais les résultats des entreprises y sont partie prenante aussi. Certes le contexte politique n’est pas particulièrement porteur, avec la montée du populisme et de l’euroscepticisme.

L’état de l’économie

Le taux de chômage en France mesuré au sens du Bureau International du Travail s’est abaissé à 8,8% de la population active en France (hors Mayotte) au quatrième trimestre 2018 selon l’Insee, soit 0,3% point de moins par rapport au trimestre précédent. Ce recul qui a bénéficié aux jeunes – généralement les jeunes hommes – a surpris la majorité des économistes. Précisons aussi que la qualité de l’emploi apparaît meilleure. Pour la première fois depuis début 2009 la barre des 9% a donc été franchie. En Allemagne le marché du travail est très dynamique, à son niveau le plus bas depuis la Réunification (le taux de chômage y atteint 5% de la population active). Le manque de main d’œuvre qualifiée concerne de plus en plus de secteurs, ce qui d’ailleurs devient un frein à la croissance.

Visions de l’année 2019

Les questions qui se posent sont très nombreuses. Retenons-en deux :

  • Le projet d’accord de sortie ordonnée de l’Union Européenne sur lequel le Parlement britannique doit se prononcer avant le 12 mars est essentiel, et non négociable. Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE, a accordé un entretien exclusif à quatre journaux européens, publié début mars (« Les Echos » pour la France * avec Die Welt, La Stampa et El Mundo), précisant qu’« il y a un chemin pour parvenir à un accord », mais « le plus important ce n’est pas le Brexit, mais la relation future que nous devons construire ensuite ». Il demeure une incompréhension liée au +backstop+, que l’on peut traduire par « filet de sécurité » en français, disposition pour éviter le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, après le Brexit prévu officiellement le 29 mars prochain. En cas de « hard Brexit », les conséquences seraient plus graves du côté britannique, même si en Europe certaines régions et filières – la pêche par exemple – seraient impactées, mais le travail de préparation a été bien conduit. Le taux du marché obligataire britannique (Gilt à 10 ans) a progressé de 14 points de base (0,14% en pourcentage) à 1,28%, avec de plus vives tensions observées depuis octobre. De plus la livre sterling est à son plus haut niveau historique depuis mai 2017, face à la devise européenne proche de 1,1633 euro.
  • Jeudi 7 mars la Banque Centrale Européenne révélera les évolutions de sa politique monétaire. Le bulletin de santé de la zone euro sera annoncé, les projections macroéconomiques mises à jour. Les prévisions de croissance pour 2019 devraient être abaissées de 1,7% en décembre à 1,4%. .La BCE pourrait aussi reporter la perspective d’une hausse des taux au début de l’année prochaine

Quelques semaines après Euronext, le Nasdaq s’est aligné sur le prix du rival paneuropéen, en rele-vant son offre sur la Bourse d’Oslo, marché indépendant d’Europe septentrionale, en proposant 158 couronnes norvégiennes (152 auparavant), et prolongeant jusqu’au 29 mars la validité de sa proposi-tion. Sur un plan strictement financier les deux offres sont équivalentes. Oslo a renouvelé son soutien à l’offre du Nasdaq, rassemblant la majorité des pays baltes et des Bourses nordiques. Rappelons qu’en mars 2018 Euronext avait racheté la Bourse de Dublin…

Le CAC40 et la Bourse de Paris le 5 mars ont marqué un début de pause après l’abaissement par Pékin de sa prévision de croissance pour 2019, entre 6 et 6,5%, un peu moins donc qu’entre 2017 et 2018 : le secteur automobile est sous pression. Comme le FMI avant elle, l’OCDE a abaissé ses prévisions de croissance de l’économie mondiale à 3,3% en 2019 (au lieu des 3,5% précédent), et 3,6% en 2018. Pour 2020 la croissance prévue est ramenée de 3,5% à 3,4%.

> Le graphique : évolution depuis 9 ans

* En septembre 1986 fut créé l’indice boursier régional « iaelyon / BNP PARIBAS », dénommé depuis juillet 2004 « iaelyon – Université Jean Moulin ». Cet index est très vite devenu une référence incontournable sur l’activité économique des entreprises régionales. En 2016, il regroupe toujours 80 actions (Euronext, Alternext).

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