L’INDICE BOURSIER RÉGIONAL iaelyon – La plus-value annuelle moyenne observée sur le capital atteint 6,4%… En hausse de 15,73% depuis le début de l’année


L’indice régional iaelyon – Université Jean Moulin regroupe un panier de 80 actions, de marchés cotés et diversifiés, allant du CAC 40 au SRD – Service à Règlement Différé -, jusqu’à Euronext Growth. L’ensemble est pondéré depuis sa mise en place fin septembre 1986, avec pour base au départ : 1000 points.

Quatorze ans plus tard, en septembre 2000, fut atteint le niveau de presque 3900. Puis au cours des 30 mois qui suivirent, l’indice a reculé d’un peu moins de 50% pour atteindre 2140 : nous sommes alors en mars 2003 ! Quatre ans après – en mai 2007 – l’indice avait triplé, atteignant 5900. Puis sa correction en presque deux ans est des plus brutales (en février 2009 : 2415, soit -60%), subissant la crise de 2008…

Ensuite l’envol se fait par paliers, flirtant un peu en-dessous des 10.000 début 2018. L’année 2018 fut très mauvaise (-28%), mais en 2019 on retrouve une réelle reprise des cours : +15,73% à fin septembre, à 8310… Bref une progression annuelle moyenne de 6,4% hors dividendes. Il s’agit de la plus-value du capital investi, mais il y a en plus les revenus annuels perçus [1]. Il faut aussi tenir compte de l’inflation, faible ces dernières années…

Le CAC 40 a finalement progressé en neuf mois de 20%, faisant mieux que le Cac Mid & Small (moyennes et petites capitalisations avec : +13,15%), nettement plus encore que le Cac Small (6,25%).


Faisons le point

Nous sommes presque à un tiers de siècle d’existence de l’indice boursier régional iaelyon – Université Jean Moulin ! Le monde depuis sa mise en place a beaucoup évolué, mais l’indice est ajusté et actualisé. Des actions sortent de l’indice consécutivement à des changements de nom, à des regroupements ou à des faillites, et d’autres alors les remplacent. Les principes de départ évoluent, mais ils demeurent dans leur continuité et leur rigueur, ce qui est logique mais surtout indispensable. L’originalité de l’indice régional réside dans son large spectre d’entreprises, son dynamisme régional et sa diversité des tailles d’entreprise : la région élargie Auvergne – Rhône Alpes apparaît avoir pris acte de sa nouvelle représentation, dont elle constitue une référence. Les risques des marchés sont présents bien sûr, et plus ou moins affirmés suivant les secteurs, les périodes…

Les questions d’actualité

Ainsi en Europe l’activité économique est au plus bas depuis juin 2013, l’industrie manufacturière étant touchée par les tensions commerciales, et les incertitudes du Brexit.

La France occupe une place particulière, mais la tendance y est pratiquement la même avec le secteur manufacturier européen qui connaît la récession. En France, selon l’Insee, sur un an les prix à la consommation ont augmenté de 0,9%.  La charge de la dette publique baisse beaucoup, profitant des taux d’intérêt très bas ; on s’attend ainsi à 34 milliards d’euros en 2020, au lieu des 39 milliards anticipés : un cadeau. On peut aussi se dire qu’en empruntant à faible taux l’Etat pourrait probablement emprunter plus pour construire un avenir meilleur, d’autant que notre signature est pour l’heure bien appréciée par l’étranger !

La politique monétaire présentée par la Banque Centrale Européenne le jeudi 12 septembre a révélé un clivage non vu jusqu’ici entre les conservateurs (« faucons »), partisans de la rigueur, et les « colombes », partisans de mesures de soutien à l’économie, avec une politique monétaire « accommodante ». Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, ne se déclare plus favorable à la reprise des achats nets d’actifs, non nécessaires de suite, ceci compte tenu des niveaux faibles des taux d’intérêt long terme. 

Une des grandes questions pour les semaines prochaines concerne le Brexit. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé le mardi 24 septembre n’être « pas du tout d‘accord » avec la décision de la Cour suprême de décréter « illégale » – à l’unanimité – la suspension du Parlement pendant cinq semaines, en assurant cependant qu’il la respecterait. Conséquence : les travaux des Chambres ont repris dès le lendemain.

Les épargnants français sont peu à peu informés, très discrètement ou en « voix off », que les fonds euros à capital garanti, investis fortement en obligations d’Etat vont connaître une forte baisse de leurs rendements, les taux d’intérêt bas voire négatifs étant une explication majeure. Mais depuis le 1er octobre la loi Pacte conduira à des évolutions constructives dans le cadre de l’assurance-vie et du PEA : la réforme de l’épargne retraite contribuera à la mise en place de nouveaux produits qui devraient être plus attractifs, et davantage diversifiés et adaptés.

> Le graphique : évolutions indice régional iaelyon en 33 ans

[1] Précisons la mise en place aussi du CAC 40 GROSS TR, composé des 40 mêmes sociétés, mais avec un mode de calcul diffèrent. Le sigle TR signifie « Total Return » soit dividendes versés, et réinvestis dans de nouvelles actions. La performance moyenne par an sur une trentaine d’année (1988 – 2018) est proche de 8,5% en tenant compte des dividendes, avec le TRI, taux de rentabilité interne. Retenons que les épargnants attachent une importance notable à la sécurité.

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