Le microcrédit, un soutien décisif à l’entrepreneuriat au Brésil

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Les très petites entreprises (TPE) ont un poids considérable dans l’économie du Brésil : elles représentent 53,4 % du PIB national. Dans le domaine de l’industrie, leur participation (22,5 %) est déjà proche de celle des moyennes entreprises (24,5 %) et dans le secteur des services, plus d’un tiers de la production brésilienne (36,3 %) provient de leur activité.

L’impact des TPE dans l’économie brésilienne s’explique par la création de supersimples qui a réduit les impôts et unifié huit impôts en un seul, mais également par l’augmentation de la scolarisation au Brésil et l’expansion du marché de consommation depuis 2011. Ces trois facteurs ont motivé les Brésiliens à entreprendre par opportunité et non plus par nécessité.

Malheureusement, la plupart des entrepreneurs rencontrent encore des difficultés à obtenir des ressources pour démarrer l’entreprise. Celles-ci doivent être bien planifiées et structurées pour assurer une performance globale et durable de l’entreprise. La difficulté d’accéder au crédit demeure donc un obstacle de taille à la croissance et à la survie des TPE.

Aujourd’hui, les petites entreprises brésiliennes disposent de trois voies différentes pour accéder aux ressources financières nécessaires à leur développement : les banques, les usuriers et les sociétés de microcrédit. Il ressort d’un récent travail de recherche que ce sont ces dernières qui représentent la voie d’accès au financement la plus efficace.

Depuis 50 ans

La première initiative de microfinance au Brésil a eu lieu à Recife, Pernambuco et Bahia, en 1973. L’Union du Nord-Est pour l’Assistance aux Petites Organisations (UNO) avait alors dirigé un programme de microcrédit devenu une référence pour plusieurs initiatives similaires en Amérique latine. Cependant, malgré ses succès, l’UNO a fermé en 1991, principalement en raison de son incapacité à générer une viabilité financière à long terme.

En 1982, la deuxième organisation du segment de la microfinance entre en vigueur. Il s’agit de l’Association brésilienne pour le développement de la femme – Banco da Mulher, créée à Rio de Janeiro pour lutter pour l’insertion des femmes dans la société et dans la qualité de vie de la famille. Plus tard, avec l’aide du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et de la Banque interaméricaine de développement (BID), Banco da Mulher a été lancé à Bahia, offrant un cours de formation et un crédit financier avec un soutien à la commercialisation.

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Article co-écrit par Fabio Saliba, Enseignant vacataire à l’iaelyon School of Management et Thomas Rouveure, chercheur associé à l’iaelyon Lyon School of Management