L’Indice Boursier Régional iaelyon – Université Jean Moulin en hausse de 5,27% en janvier


L’indice boursier régional iaelyon – Université Jean Moulin a donc bien débuté l’année 2018, en progression de 4,9% durant les quinze premiers jours, puis de 0,36% la quinzaine suivante ! En janvier, 23 des 80 sociétés qui entrent dans la composition de l’indice sont en baisse. Les sociétés de notre région Auvergne-Rhone-Alpes figurant dans l’indice se portent bien : +25% en une année. Si le Cac 40 a gagné 3,2% en janvier, en deux jours il a quasiment retrouvé ses cours de fin décembre, victime d’un certain retournement sur les marchés.

Rappelons que le Cac 40 avait atteint ses plus hauts niveaux annuels début novembre 2017, et qu’à fin janvier la Bourse française avait à nouveau retrouvé ses plus hauts depuis dix ans, ceux de dé-but 2008… On précisera que le Cac Mid & Small a connu en janvier une hausse très voisine (3,16%)… L’Indice Financier Européen IFE 15 s’est de son côté valorisé en janvier de 2,88%.

2018 : une année boursière positive ?

L’environnement économique ne cesse de s’améliorer ces derniers mois, dans le monde, en Europe et en France, avec bien sûr une intensité différenciée. Les 19 pays de la zone euro ont connu une hausse du PIB de 2,5% en 2017, performances jamais atteintes depuis 2007. Pour ce qui concerne la croissance, l’Espagne aurait dû dépasser 3% l’an dernier, mais la crise cata-lane a quelque peu modifié les données. En France dans le même temps le PIB a progressé de 1,9%, contre 1,1% en 2016.

La consommation des ménages est d’ordinaire le moteur essentiel de l’activité économique en France, mais en 2017 c’est l’investissement qui en fut le moteur, comme l’illustre l’investissement en logement en augmentation alors de 5,1%, du jamais vu depuis 1999. Les investissements des entre-prises ont, quant à eux, progressé de 4,3%, suite aux tensions sur l’appareil de production, les capacités de production dans l’industrie ayant culminé début 2018 au niveau de 85,8%, record de ces dix dernières années. Le FMI a revu à la hausse ses prévisions, et se félicite du regain significatif de la croissance mondiale, qui devrait atteindre 3,9% cette année, tout comme en 2019, la réforme fiscale américaine ayant été favorable : d’ailleurs pour les Etats-Unis le FMI mise sur une croissance de 2,7% en 2018 – soit 0,4% de mieux par rapport aux chiffres d’octobre dernier – et de 2,5% en 2019, même si dès 2022 le taux de croissance devrait refluer.

Par ailleurs le FMI indique que le regain d’activité général pourrait « être de courte durée et remis en question par une crise financière ». La Chine devrait pro-fiter d’une croissance annuelle de l’ordre de 6,5%, et l’Inde de plus de 7,4%.

Janvier, le Forum Economique Mondial

Le 48ème World Economic Forum (WEF) cette année a ouvert ses portes à Davos le 23 janvier pour quatre jours avec quelques 3000 participants attendus, sous le « pilotage » de Klaus Schwab fondateur du Forum en 1971… Depuis la crise de 2008, jamais l’optimisme n’avait semblé aussi humainement raisonnable, et concret peut-être. Notre monde depuis un an a beaucoup évolué, mais des leçons en ressortent, avec peut-être comme solution le « reskilling », entendez la requalification des salariés. Il faut alors penser à des applications, par exemple sur le plan éducatif.

Ce que l’on peut penser c’est que la prochaine crise sera à n’en pas douter, d’une nature nouvelle… En attendant la volatilité peut revenir sur les marchés, mais le plus probable concernera la remontée des taux à long terme.

Les évolutions de change

La devise européenne a grimpé face au dollar un peu au-dessus de 1,24$ pour un euro, ayant dé-passé même 1,25$ le jeudi 25 janvier : elle est à son record depuis fin 2014. Mario Draghi reconnaît que l’envol de l’euro constitue une « source d’incertitudes » à surveiller et contrôler pour les consé-quences possibles qui pourraient s’ensuivre sur la stabilité des prix : la baisse du dollar augmente les parts de marché des entreprises américaines, contribue au relèvement des prix de matières pre-mières généralement libellés en dollar, sans oublier que le baril de pétrole brent est au-dessus de 68 dollars pour la première fois depuis novembre 2014.

Le Président de la BCE a confirmé la position accommodante de l’institution qu’il préside, mais pour lui il n’y a pas eu de changements véritables ces trois derniers mois, depuis l’annonce faite par la BCE de son programme massif de rachats d’actifs (QE) à 30 milliards d’euros par mois. La BCE persiste bien à soutenir l’économie : en décembre dernier l’inflation se trouvait à 1,4%, éloignée de l’objectif de stabilité des prix de 2%. Peu de perspectives pour un relèvement des taux cette année, d’autant que celui-ci n’est envisageable que nettement après la fin du programme d’achats d’actifs. Janet Yellen, durant son mandat de Présidente à la Réserve Fédérale Américaine a réussi à main-tenir les taux américains à dix ans stables de février 2014 à février 2018 aux alentours de 2,7%. L’objectif de 2% d’inflation devrait être atteint, et elle s’est inscrite dans une politique de normalisation monétaire. Son successeur Jerome Powell suivrait la voie ouverte, et on table sur quatre nouvelles hausses des taux directeurs, la première prévisible à mi-mars.

On terminera en citant les GAFAM, acronyme des géants du Web, dominants le marché du numérique : Apple, Google, Microsoft, Facebook et Amazon. Ils verseront 64,7 milliards $ au fisc américain ! La capitalisation boursière des cinq géants dépasse 3.000 milliards $…

> Le graphique : évolutions mensuelles depuis 6 ans

* En septembre 1986 fut créé l’indice boursier régional « iaelyonn / BNP PARIBAS », dénommé depuis juillet 2004 « iaelyon – Université Jean Moulin ». Cet index est très vite devenu une référence incontournable sur l’activité économique des entreprises régionales. En 2016, il regroupe toujours 80 actions (Euronext, Alternext).

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