L’INDICE BOURSIER RÉGIONAL iaelyon – Université Jean Moulin Comme nous l’avions redouté, le mois de mai fut médiocre en reculant de 7,68%, ramenant ainsi sa hausse en cinq mois à quelque 10%

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L’indice régional iaelyon – Université Jean Moulin a vécu une magnifique reprise dès le mois de janvier 2019 (+10,66%), mais aussi en avril (5,61%) : bref une progression totale de 19,14%. Suivant l’adage, régulièrement rappelé, les cours des actions ne peuvent pas monter indéfiniment, même après une année 2018 bien déroutante !. Le mois de mai n’a donc pas failli à nos doutes initiaux, se caractérisant par un recul sensible, certes plus ou moins marqué, mais très net : trois actions sur quatre des valeurs de l’indice régional furent en baisse. L’indice régional a ainsi chuté de 7,68%, le Cac 40 de 6,78%, leurs performances depuis le début de l’année étant des plus proches. Ajoutons que le Cac Mid & Small a finalement progressé en cinq mois de 9%, le Cac Small de 7,77%.

L’Indice Financier Européen IFE 15 a suivi une évolution voisine, cédant 6,4 % au mois de mai, ce qui ramène depuis fin décembre 2018 sa hausse à 9%. Le Dow Jones dans le même temps gagne 6,38%.

On retiendra aussi que les élections européennes ont livré leurs résultats voici quelques jours, en France également. La liste LREM soutenue par Emmanuel Macron termine au deuxième rang, précédée par le parti de Marine Le Pen. Les enseignements sont à la fois la troisième place remportée par les écologistes, et l’effondrement du parti LR, ce qui a conduit son Président Laurent Wauquier à démissionner dimanche soir 2 juin.

Les cours du pétrole ont chuté fortement : le cours du baril de brent (brut de mer du Nord, référence européenne) est passé le 23 mai sous les 70$, et le baril de WTI (West Texas Intermédiaire, référence américaine) sous les 60$ pour la première fois depuis mars pour une double raison : les réserves américaines sont plus élevées qu’attendu, et dans le même temps les tensions commerciales croissantes entre la Chine et les Etats-Unis. Un ralentissement de l’économie mondiale n’est pas à exclure. Néanmoins les tensions sur l’offre, passées au deuxième plan, pourraient aussi resurgir.

Depuis le 1er janvier le brent a certes grimpé de 12%, mais il vient de reculer de 15% en un mois, et de près de 20% en une année…Son prix ressortait à 60,72 $ – correspondant à 53,99 € – le 4 juin. Précisons que les rendements obligataires ont retrouvé leurs niveaux de fin 2007 aux Etats-Unis, et de fin 2016 en Europe.

Les investissements étrangers ont baissé en Europe en 2018, mais selon le cabinet EY ils ont quelque peu progressé en France – seul grand pays européen connaissant une progression -, désormais à la deuxième place en dépassant l’Allemagne [1027 projets d’investissements chez nous, mais 973 en Allemagne, en recul de 13%], et en se rapprochant du Royaume-Uni, premier, malgré les perspectives du Brexit. Theresa May quittera son poste de chef du parti conservateur le 7 juin, un successeur devant être désigné d’ici fin juillet. Le risque de Brexit sans accord se trouverait renforcé.

La croissance française a augmenté de 0,3% au premier trimestre 2019 grâce à la consommation des ménages, mais le moral des ménages retrouve aussi son niveau d’il y a un an, ce qui vient confirmer un recul de leur inquiétude. La croissance en 2018 a finalement progressé sur un an de 1,7%, boostée par le commerce extérieur pour 0,7 point de PIB. Le marché de l’emploi continue de s’améliorer en France, le taux de chômage moyen au sens du BIT (Bureau International du Travail) s’est établi à 8,7% de la population active, en reflux quasi continu depuis le pic du deuxième trimestre 2015 (10,2%).

Les évolutions constatées

Des tensions géopolitiques ne sauraient pas être écartées

L’économie européenne se trouve face à la menace d’un retour de la déflation. En zone euro, en mai, l’inflation baisserait à 1,3% ! Cela signifie que, comme les grandes banques centrales, la BCE devra restaurer sa crédibilité dès à présent, et devra adapter sa stratégie et sa communication.

Le climat économique mondial ne semble pas toujours aussi rassurant qu’on pourrait le souhaiter. Les fonds souverains qui investissent des milliards pour le compte des Etats, montrent que les opportunités sur les actions existent désormais dans le non coté, et non plus sur les marchés boursiers, d’après le rapport de l’International Forum of Sovereign Wealth Funds (IFSWF). Ainsi en 2018, deux tiers des transactions sur les actions ont été dans le non coté, à mettre en parallèle avec les 54% de l’année 2017. Une liquidité en baisse, et moins d’actions cotées. Moins d’opportunités proposées sur les introductions en Bourse (17 souscriptions en 2018, au lieu de 38 en 2017), et moins d’affaires attractives sur les marchés boursiers. Les fonds sont davantage intéressés par la santé et les maisons de retraite, avec l’allongement de la durée de vie et le vieillissement de la population en Occident.

Terminons par une bonne nouvelle. Euronext qui gère les places de Paris, de Bruxelles, d’Amsterdam, de Lisbonne et de Dublin a obtenu le feu vert du ministre norvégien des Finances pour le rachat de 100% de la Bourse d’Oslo, pour un montant de 692 millions d’euros. Euronext s’installe ainsi en Europe du Nord, et se renforce sur les métiers en forte expansion du post-marché (compensation, règlement, conservation). Le groupe veut poursuivre ses acquisitions, tout en renforçant sa solidité financière.

> Le graphique : évolution indice Boursier régional iaelyon Université depuis 4 ans

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